top of page

Sinner- Alcaraz : les arbres qui cachent la forêt

  • Photo du rédacteur: Thomas Patris de Breuil
    Thomas Patris de Breuil
  • 22 sept. 2025
  • 2 min de lecture

La peur du vide a disparu.  Après plus de 15 ans de rivalité hors-norme entre les membres du big three voire four avec Andy Murray, la transition aurait pu s’avérer houleuse pour les amateurs de tennis. Alcaraz et Sinner en ont décidé autrement, un duel qui tombe à pic. Le tennis aime les rivalités. Il s'en nourrit. Elles lui sont indispensables. Que serait l’Histoire sans les oppositions Borg - Mcenroe ou Federer-Nadal ? Plus fade. Sans Djoko ? Plus lisse.


L’italien et l’espagnol sont les tauliers du moment. Certains de leurs duels déjà épiques (US open 2022 et Roland 2025) et leur constance depuis 4 ans sont impressionnantes. Ils se partagent les huit derniers titres du Grand chelem. Hégémonie…  quand tu nous tiens. Pendant ce temps, la concurrence sirote une grenadine au troquet du coin. Pas d’alcool a dit le docteur. Le verre de vin rouge n’a plus la côte. Drôle d’époque.


Personne ne se plaindra de l’apport incontestable de ce duo à ce sport. Personne ne se plaindrait non plus de rajouter une poignée d’émotion au cyborg Sinner. Plutôt la rigueur allemande que les outrances napolitaines. Chacun son style.

Dieu sait à quel point Novak Djokovic est une légende de son sport. Du haut de ses 38 berges, titiller les deux jeunes monstres semble chaque jour un Himalaya à gravir. François Bayrou avait son « Himalaya de la dette ». Djokovic a aussi le sien. Le rôle de 3ème homme, il ne le connait que trop bien après l’avoir été pendant le début de la période Federer-Nadal.


Et le reste du troupeau ?


Alexander Zverev,  officiellement numéro 3 mondial mais bien loin des exigences du top niveau mondial. Par son inconstance et son mental défaillant, il semble incapable de passer ce fameux cap du titre du grand chelem. Taylor Fritz a déjà pleinement su tirer le maximum de son potentiel, difficile de l’imaginer aller plus haut. Pareil pour Casper Ruud. Croyons en l’émergence de Fonseca ou sur la constance de Ben Shelton.

Sinner et Alcaraz peuvent avancer sereinement. Ils sont les bergers inamovibles alors que le troupeau a bien du mal à suivre la cadence. Les seconds couteaux, pas encore suffisamment aiguisés, doivent encore compter sur Djokovic pour jouer le rôle du trouble-fête ... Le tennis le remercie.

 
 
 

Commentaires


  • Mon LinkedIn

©2020 copyright TACITE 

bottom of page